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jeudi 29 août 2013

CANCER DE LA VESSIE : LES AGRUMES ET LES CAROTTES REDUISENT LE RISQUE

Oranges, pamplemousses, abricots, poivrons, carottes : tous ces fruits et légumes à la peau jaune ou orangée ont en commun d’être riches en caroténoïdes et en polyphénols. Or, selon une étude qui vient d’être publiée dans le Journal of nutrition, cette particularité aurait un effet positif sur la santé des femmes : elle réduirait de plus de moitié le risque de souffrir d’un cancer de la vessie.
 
orangesAvec près de 10 000 nouveaux cas par an, le cancer de la vessie se place au septième rang des cancers en France. Mais, alors qu’il touchait principalement les hommes, le nombre de cas de cancers de la vessie ne cesse d’augmenter chez les femmes  en raison du tabagisme, qui est le facteur de risque principal.
 
On savait déjà que les fruits et légumes riches en polyphénols et en caroténoïdes (reconnaissables à leur peau jaune-orangée) permettent de conserver une bonne vision et ont des propriétés anti-inflammatoires. Cette nouvelle étude menée auprès de 185 855 adultes par les chercheurs du centre anti-cancer de Hawaï montre que les plus grosses consommatrices de ces fruits et légumes ont donc également moins de risques de souffrir  d’un cancer de la vessie. « Ce risque est particulièrement diminué chez les femmes. Nous ne savons pas encore pourquoi l’effet protecteur des fruits et légumes se fait moins ressentir chez les hommes » a déclaré le Pr Song Yi-Park, qui a dirigé cette étude.
Les carottes bonnes aussi contre le cancer du sein

Manger des carottes est définitivement bon pour la santé : dans une étude publiée en décembre dernier, des chercheurs américains de l’Harvard Medical School avaient montré que les femmes qui avaient le plus fort taux de caroténoïdes dans le sang avaient un risque beaucoup plus faible de souffrir d’un cancer du sein. Cette étude indiquait également que l’effet protecteur des fruits et légumes jaune et orange était particulièrement fort chez les femmes qui ne fument pas. Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire : arrêter de fumer et tester nos recettes aux agrumes !

UN ETONNANT REMEDE CONTRE LE STRESS : POUR LUTTER CONTRE LE STRESS, ECOUTEZ LE BRUIT DE L'EAU !

D’après une récente étude menée par des chercheurs suisses, le clapotis de l’eau permettrait dans une certaine mesure de réduire les effets du stress. Mieux que la musique, le clapotis de l’eau aiderait à apaiser les tensions en raison de son évocation qui rappellerait à l’Homme son ancien environnement naturel. Avant la publication d’une nouvelle étude menée par Myriam Thomas et son équipe de chercheurs zurichois, la preuve que certains sons pouvaient adoucir les mœurs n’existait pas de manière formelle. Bien que depuis toujours, l’Homme avait pourtant semblé deviner qu’écouter de la musique pouvait agir comme un effet apaisant sur lui, rien jusqu'à aujourd'hui ne permettait cependant de pouvoir l’affirmer concrètement.

Le clapotis de l’eau rappelle des souvenirs.
Mais après une récente étude menée à l'Université de Zurich et publiée ces jours-ci dans la revue PLOS ONE, il est désormais prouvé que mieux encore que la musique, certains bruits comme le clapotis de l’eau posséderaient de réelles vertus anti-stress.
 
Après avoir choisi un groupe de 60 femmes et l’avoir réparti en trois groupes distincts, les chercheurs de l'Université de Zurich ont invité certaines d'entre elles à écouter de la musique, d’autres le clapotis de l’eau et enfin ont plongé le dernier groupe dans le silence.
Après avoir été toutes confrontées à la même situation stressante, les résultats de cette étude ont démontré que les femmes à qui on avait fait écouter de la musique présentaient dans leur salive une quantité d’hormones de stress bien plus élevée que celles qui s’étaient contentées d’écouter les clapotis de l’eau.
 
Selon les scientifiques en charge de cette étude, les clapotis de l’eau ou encore le bruit blanc émis par un écoulement en continue, permettraient au cerveau humain de se remémorer qu'au cours de son évolution celui-ci avait appris à identifier l'environnement naturel comme source de vie. Voilà encore pourquoi un séjour passé dans la nature ou en forêt paraît très souvent avoir un effet bénéfique auprès des êtres humains.
La musique, génératrice de davantage de stress?Loin du dicton nous faisant penser que la musique "adoucit les mœurs", il aurait été prouvé au contraire que dans certaines situations stressantes, la musique générerait d’avantage de stress ou du moins n’aiderait pas à diminuer les manifestations corporelles engendrées par celui-ci.
 
Bien qu’ici les chercheurs préfèrent rester prudents pour le moment et expliquer que peut-être le choix de la musique (une chorale en latin) ou encore l’état psychologique de ces femmes avant et après l’étude auraient pu avoir modifié les résultats.

En savoir plus: http://ahodha-sante.blogspot.com/2013/08/pour-lutter-contre-le-stress-ecoutez-le.html
Source : Gentside

SIX DES SITUATIONS OU LES ALIMENTS PEUVENT SOULAGER - ALIMENTS MIRACLES POUR BRAVER L'INSOMNIE

6 situations où les aliments peuvent vous soulager !Quand on aime manger, on se retrouve souvent confronté à des revers négatifs : suralimentation, gain de poids, culpabilité. Ainsi, le ressentiment s’installe entre la nourriture et nous. Mais il n’est jamais trop tard pour instaurer un climat sain avec notre alimentation ! La preuve, des aliments peuvent même jouer un rôle essentiel dans certains cas…
Vous vous sentez à plat ?
Si vous ne vous sentez pas au top et que vous avez une envie de sucre, résistez à l’envie de sauter sur un paquet de bonbons ou de gâteaux. Faites cuire quelques patates douces à la place. Les patates douces sont une source importante de glucides, et leur consommation provoque une montée de sérotonine dans l’organisme. Ainsi, vous vous sentez mieux presque instantanément.

De plus, les fibres contenues dans les tubercules permettent une progression plus lente des glucides dans le sang. Parfait pour maintenir son énergie sur la durée !

Vous n’arrivez pas à dormir ?
Essayez de préparer une portion de houmous ! Le tryptophane est un acide aminé contenu dans les pois chiches et qui joue un rôle important dans la régulation de la mélatonine. En augmentant le niveau de mélatonine, vous parvenez à rompre le cycle infernal de l’insomnie…

Vous avez des courbatures ?
Trop d’efforts et c’est inévitable : vos muscles sont douloureux dès le lendemain ! Pour remédier à cela, consommez des cerises. En effet, les cerises ont des propriétés anti-inflammatoires liées aux anthocyanes qu’elles contiennent. Cela permet notamment de réduire les douleurs musculaires. En consommant du jus de cerises avant et après l’exercice vous pouvez même accélérer le temps de récupération de vos muscles et ainsi éviter les douleurs inutiles.

Vous êtes somnolent ?
Si vous vous sentez faible, c’est peut-être que vous n’avez pas consommé assez d’eau sur la journée. Du coup, les nutriments et l’oxygène ne peuvent pas alimenter votre cerveau et vos muscles suffisamment et vous êtes fatigué. Pour éviter cela, consommez de l’eau de coco, car elle contient des électrolytes comme le magnésium, le calcium ou le potassium qui permettent une régulation optimale des fluides dans le corps. Parfait pour se réhydrater rapidement !

Vous avez mal au ventre ?
Indigestion, maux d’estomac, ne souffrez pas pour rien ! Une ou deux tasses de thé à la menthe peut vous aider à retrouver la forme après un repas trop lourd. La menthe poivrée peut notamment aider à soulager les douleurs abdominales, notamment en atténuant les spasmes musculaires.

Vous avez la migraine ?
Plutôt que de prendre un médicament, essayez de manger un peu de salade. Le magnésium contenu dans les feuilles d’épinards, ainsi que la riboflavine qu’elles contiennent, permettent de soulager les migraines. C’est d’ailleurs pourquoi on les trouve souvent sous forme de compléments alimentaires !
http://ahodha-sante.blogspot.com/2013/08/six-des-situations-ou-les-aliments.html

mercredi 28 août 2013

DIABETE : LE REGIME MEDITERRANEEN REDUIT LE RISQUE DE DIABETE

Pour se protéger du diabète de type 2, il est recommandé de suivre un régime méditerranéen ou un régime faible en glucides.
Une étude internationale de l’Institut de recherche pharmacologique de Milan et du Princess Margaret Hospital for Children (Perth, Australie)  révèle que ces deux types de régimes sont des vrais atouts santé contre le diabète de type 2 et pas uniquement grâce «au maintien d’un poids santé».
Les chercheurs ont analysé les données de l’étude européenne sur le cancer et la nutrition, réalisée sur 22.295 participants pendant 11 ans. Dans le cadre de cette enquête scientifique, les patients avaient détaillé leurs habitudes alimentaires, et déclarés s’ils suivaient un régime méditerranéen ou faible en glucides.
En fonction de leur alimentation, les participants se sont vu notifiés un score sur 10. 10 correspondant  à un régime crétois ou faible en glucides.
Le régime méditerranée pour  lutter contre le diabète de type 2

Les résultats de cette étude révèlent  que les patients  ayant un score supérieur à 6 pour le régime méditerranéen ont un risque réduit de 12% de diabète, contrairement à ceux aux scores inférieurs à 3. Que les participants consommant des aliments à forte charge glycémique ont un risque accru de 21% de diabète. Les chercheurs ont aussi constaté que le suivi d’un régime méditerranéen à faible teneur en glucides diminue de 20% le danger de développer cette maladie, contrairement à régime alimentaire riche en sucres.
Les bases du régime méditerranéen

Le régime méditerranéen est composé de légumes et de fruits frais pour les vitamines, des céréales complètes utiles pour prévenir le diabète. Cette alimentation privilégie aussi le poisson, les fruits de mer, l'huile d'olive et les oléagineux qui apportent de bonnes graisses et protègent des maladies cardiovasculaires. Les effets protecteurs de ces régimes semblent indépendants de la perte de poids. Ils sont plutôt liés à leurs caractéristiques alimentaires, en particulier à la consommation d’huiles à taux élevé d’acides gras mono-insaturés du régime crétois. Consommer des aliments pauvres en glucides permet de ne pas alter la glycémie et la production d’insuline.

Les conclusions de cette étude sont  publiées dans la revue scientifique Diabetologia.

FERTILITE : DES FRAMBOISES POUR AUGMENTER LES CHANCES DE DEVENIR PERE ?

Selon une étude menée par des chercheurs américains, manger des framboises pourrait augmenter la fertilité des hommes et des femmes, grâce notamment aux grandes quantités de vitamine C que ces fruits contiennent.
 
Les framboises, riches en vitamine C et en minéraux, seraient un allié en matière de fertilitéComme la plupart des fruits rouges, la framboise présente de nombreux bienfaits pour la santé. Très peu calorique, elle est riche en minéraux et en fibres. Elle constitue ainsi un allié de taille pour répondre aux besoins du corps. Mais elle pourrait aussi fournir un coup de pouce aux couples qui essaient d'avoir un enfant. C'est du moins ce que suggèrent les résultats d'une nouvelle étude américaine menée par des chercheurs du Lawrence Berkeley National Laboratory.
Selon ces travaux repris par le Daily Mail, c'est entre autres les grandes quantités de vitamine C contenues dans les framboises qui pourraient améliorer la fertilité. Une portion de framboises de 100 g apporte en moyenne 25 mg de vitamine C, soit plus de 30% de l'apport journalier recommandé (AJR). Or, ce nutriment est connu pour jouer un rôle important dans la fertilité masculine, en agissant notamment sur le stress oxydatif dont sont victimes les cellules sexuelles. 
 
20% de dégâts génétiques en moins 
Provoqué par les fameux "radicaux libres", le stress oxydatif est un type d'agression qui s'attaque aux constituants des cellules, protéines comme ADN et y provoque des dégâts. Il favorise ainsi notamment le vieillissement cellulaire et l'apparition de mutations génétiques. Mais la vitamine C a la capacité de limiter ce phénomène.
 
De même que d'autres antioxydants et minéraux comme le magnésium, également présents en quantités non négligeables dans les framboises.
L'étude menée par les chercheurs américains sur 44 hommes a permis de constater que les sujets qui avaient les apports les plus élevés en vitamine C présentaient 20% de dégâts en moins au niveau de l'ADN de leurs spermatozoïdes contrairement à ceux qui avaient un apport peu élevé.

AMERIQUE : TRAITEMENTS POUR SOIGNER LES TROUBLES DU DESIR SEXUEL CHEZ LES FEMMES. UN LANCEMENT PREVU POUR 2016

Des chercheurs américains testent en ce moment des traitements pour soigner les troubles du désir sexuel chez les femmes. Un lancement serait prévu pour 2016.

© Fuse
Vers un Viagra pour femme commercialisé en 2016 ?Un manque de désir vous tourmente ? Une pilule et hop, l’envie revient. Ce scénario, réservé jusqu’à présent exclusivement aux hommes, pourrait devenir réalité pour les femmes dans quelques années. "Plusieurs médicaments visant à doper le désir sexuel des femmes sont en cours d’essai aux Etats-Unis. Ils s’adressent aux 10 à 30% de femmes qui souffrent d’un manque de libido", annonce le quotidien Libération, qui consacre un dossier à ce sujet dans le numéro du week-end dernier.
"Non, nous n’avons pas perdu la tête. Le sexe occupe une part suffisamment importante de notre vie, l’été surtout quand le temps s’allonge et s’étire, pour que nous ne passions pas à côté de cette information révélée il y a peu par le New York Times et relayée, depuis lors, par la presse féminine", déclare la journaliste Alexandra Schwartzbrod dans un éditorial en marge du dossier.
 
En effet, les médicaments agissant comme un Viagra pour femmes, à savoir le Flibanserin, le Lybrido et le Lybridos, dont les tests cliniques ont donné des résultats encourageants, marquent un premier pas vers le traitement du désir sexuel hypoactif. "S’il est assez habituel qu’une baisse ou une absence de libido se produise chez la femme lors de périodes de sa vie, certaines présentent une insensibilité cérébrale aux stimulations sexuelles", rappelle la gynécologue Odile Buisson à Libération. "Ces troubles du désir peuvent générer une détresse psychique ainsi que des difficultés dans les rapports aux autres."
Lutter contre la pression sociale

Même si l’Agence du médicament américaine (Food and Drug Administration) n’a pas encore donné son feu vert à un éventuel lancement du médicament sur le marché en 2016, le directeur d’un centre pour les troubles vulvo-vaginaux à Washington, Andrew Goldstein, s’inquiète à propos de la "nécessité de ne pas transformer les femmes en nymphomanes".
 
Dans les colonnes du quotidien, il estime que la formule du médicament mérite d’être rééquilibrée avant sa commercialisation.
Cette avancée reste néanmoins plutôt bien accueillie par le public, en particulier du côté des féministes, qui y voient un pas vers l’égalité. La porte-parole de l’association "Osez le féminisme", Julie Muret, préfère tout de même mettre en garde les femmes contre certaines pratiques : "Si les hommes sont soumis au diktat de la performance, les femmes doivent être toujours 100% disponibles sexuellement.
Il faut donc veiller à ce qu’elles ne prennent pas ce médicament sous la pression sociale ou sous celle de leur partenaire", souligne-t-elle dans Libération. Sans oublier que ces pilules ont pour objectif de soigner les troubles du désir sexuel, mais n’auront aucune influence sur l’intensité du plaisir éprouvé.

LES BEBES SE SOUVIENNENT DES MOTS ENTENDUS AVANT LA NAISSANCE

Une nouvelle étude de l'Université de Helsinki révèle que les bébés se souviennent des mots qu'ils entendent régulièrement avant qu'ils ne soient nés. Il peut sembler étonnant que les bébés puissent se souvenir des sons qu'ils ont entendus dans l'utérus, compte tenu que leur cerveau et les connexions qui leur permettent de traiter l’information ne sont  pas totalement développés. Pourtant, "il existe déjà des preuves que les fœtus peuvent apprendre, et que les bébés peuvent se souvenir des chansons ou des passages du discours de la période fœtale», explique  Huotilainen, chercheur de l’étude.
 

Les bébés se souviennent
Les chercheurs ont testé la mémoire des fœtus finlandais en les exposant à un seul mot - "tatata" qui ne signifie rien dire en finnois.
"Il s'agit d'un pseudo-mot, ce qui est important pour la recherche. Il a trois syllabes, et est donc plus difficile à apprendre,". " Il suit toutes les règles de la langue finnoise, il aurait donc pu exister" explique le chercheur.
De la 29ème  semaine de grossesse jusqu'à la naissance, environ la moitié des 33 femmes enceintes participant à l'étude ont écouté des enregistrements du mot répété des centaines de fois différemment.
Après la naissance, les chercheurs ont utilisé des analyses pour tester l'activité dans le cerveau de tous les bébés quand ils écoutaient ce mot.  Ceux qui l’avaient entendu avant "ont montré une réaction forte à ce mot spécifique", a déclaré Huotilainen.

Une information importante pour les parents

"Les parents doivent être conscients que le fœtus peut entendre les bruits du monde extérieur et s’en souvenir», a déclaré le co-auteur Huotilainen.
Patricia Kuhl, professeure spécialisée dans la parole et directrice de l'Université des Sciences de la NSF Learning Center de Washington s’est félicitée de l'étude : «le fait que l'apprentissage des sons survient alors que les nourrissons sont encore dans l'utérus signifie que l'apprentissage des langues ne commence pas le 1er jour au moment de la naissance, mais pendant que l'enfant écoute des sons in utero. C'est vraiment étonnant que le cerveau du fœtus ait cette capacité ».
 

samedi 24 août 2013

CHINE : LA DOYENNE DE L'HUMANITE EST CHINOISE AVEC SES 116 PRINTEMPS


Selon les informations de la chaine nationale chinoise, Fu Suqing est née le 19 juillet 1897, ce qui lui donne 116 ans. Tous les soixante membres de sa famille ne sont présents aujourd'hui a ses côtés, mais on pouvait voir ses arrière-arrière-petites-filles.
 
La télévision chinoise CCTV a filmé dans el conté de Shuangliu, province sud-ouest du Sichan en Chine, samedi 24 aout, la nouvelle doyenne de l'humanité. Selon les informations de la chaine nationale chinoise, Fu Suqing est née le 19 juillet 1897, ce qui lui donne 116 ans. Tous les soixante membres de sa famille ne sont présents aujourd'hui a ses côtés, mais on pouvait voir, dans sa maison, ses arrière-arrière-petites-filles.
 
La santé de la femme la plus âgée du monde serait bonne avec une forte déficience auditive et une démarche difficile.
Une femme qui selon des responsables chinois était âgée de 127 ans, une longévité mise en doute à l'étranger, est morte au mois de juillet. D'après des registres officiels chinois, Luo Meizhen avait vu le jour en 1885, ce qui ferait d'elle la femme ayant vécu le plus longtemps du monde, jusqu'à sa mort après des mois de maladie
http://ahodha-sante.blogspot.com/2013/08/video-la-doyenne-de-lhumanite-est.html

mardi 20 août 2013

AUSTRALIE : UNE FOURCHETTE RETIREE DU PENIS D'UN PATIENT

Archives - Des médecins en Australie ont opéré d'urgence un homme qui avait introduit dans son pénis une fourchette en métal, une intervention médicale si peu habituelle qu'elle a fait l'objet d'un …plus  long article dans une revue professionnelle très respectée destinée aux chirurgiens  moins 
Des médecins en Australie ont opéré d'urgence un homme qui avait introduit dans son pénis une fourchette en métal, une intervention médicale si peu habituelle qu'elle a fait l'objet d'un long article dans une revue professionnelle très respectée destinée aux chirurgiens Des médecins en Australie ont opéré d'urgence un homme qui avait introduit dans son pénis une fourchette en métal, une intervention médicale si peu habituelle qu'elle a fait l'objet d'un long article dans une revue professionnelle très respectée destinée aux chirurgiens.
Selon l'article "Un corps étranger inhabituel dans l'urètre" publié dans l'International Journal of Surgery, l'homme de 70 ans s'est présenté aux urgences de l'hôpital de Canberra avec un pénis en sang, "après s'être introduit une fourchette dans l'urètre pour stimuler le plaisir sexuel".
L'homme avait introduit la fourchette de 10 cm, en métal, douze heures auparavant, mais ne parvenait plus à la retirer, poursuit l'article, qui ne précise pas la date des faits.
Les docteurs, confrontés pour la première fois à un cas pareil, "ont discuté de plusieurs opérations possibles", avant de retirer l'objet avec un forceps et beaucoup de lubrifiant, alors que le patient était sous anesthésie générale.
"Ce cas méritait discussion étant donné le défi présenté par une affaire aussi inhabituelle, d'une fourchette coincée dans l'urètre d'un pénis", note cette très sérieuse revue professionnelle. Elle détaille ensuite quelques --rares-- cas d'objets étrangers retrouvés dans l'urètre du pénis au cours des neuf dernières années.
"La stimulation auto-érotique à l'aide d'objets insérés dans l'urètre existe depuis les temps immémoriaux et sont des cas peu fréquents, mais connus, pour les urologues", souligne-t-elle. Elle rappelle que si le patient tarde à consulter, car trop embarrassé, il risque de mourir à la suite d'une infection.
Source : AFP
http://ahodha-sante.blogspot.com/2013/08/australie-une-fourchette-retiree-du.html

lundi 19 août 2013

LA SUEUR REND L'HOMME BON

Point de jugement de valeur sur l'odeur ici. Il semblerait bien que la sécrétion incite les êtres humains à plus de générosité, plus d’entraide.

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OUTILS
           
Que serions-nous sans la sueur? Le biologiste dira qu’il s’agit là d’une sécrétion des glandes sudoripares, le résultat du phénomène de la transpiration. Il ajoutera que la transpiration est indispensable à la vie, puisqu’elle participe au contrôle de la température du corps. Le spécialiste de thermodynamique précisera que le corps humain évacue 580 Kcal par litre de sueur évaporée.
 
Outre des calories, que perdons-nous en perdant notre sueur? Principalement de l’eau et des minéraux; sans oublier le lactate, cette forme ionisée de l'acide lactique et de l'urée. Quoi de plus intime que la sueur? Sa composition minérale varie d'une personne à une autre.
Elle est le miroir fidèle de l'accommodation du corps à la chaleur, au type et à l’intensité de l'exercice musculaire, à la durée et à la cause de la transpiration. Elle varie selon la composition minérale du corps mais aussi selon les régions de ce même corps.
 
On taira ici ce que les odeurs de sueur peuvent représenter pour autrui. Elles peuvent être la source d’infinis plaisirs ou au contraire de répulsions-réflexes. Songeons un instant à nos réactions devant un maillot de corps qui est mouillé de sueur (étranges expressions); ou encore aux taches laissées par ses propres sueurs sur un linge de corps.
Il faut bien ranger ici la sueur au rang des «divers produits que le corps expulse quotidiennement» (excréments, urines, mucosités), dont parle si élégamment Mauricio Ortiz (médecin devenu journaliste) dans son précieux Du corps, publié aux éditions du Seuil en 2012. On peut voir là un équivalent corporel humain de cette part des anges qui fait tant rêver autour des chais de cognac.
 
La «composition-type» de la sueur? Une sorte de reflet minéral du corps, avec du sodium (0,9 grammes/litre), du potassium (0,2 grammes/litre), du calcium (0,015 grammes/litre) et du magnésium (0,0013 grammes/litre). Sans oublier des traces de zinc, de cuivre, de fer, de chrome, de nickel ou de plomb ainsi que des éléments véhiculés avec la transpiration comme le sébum.

Le vertige des sueurs froides

La fonction principale de la sueur? Refroidir le corps humain de manière à ce que sa température interne demeure relativement constante.
D’où les suées en cas de fièvre et la nécessité de ne pas toujours faire retomber cette dernière. Est-ce là l’origine de l’expression «sueurs froides» dont Hitchcock a fait un film d’anthologie, mieux connu des anglophones sous le titre Vertigo (1958)?
 
Provoquer la sudation par différents moyens a aussi pour but (dans de nombreuses médecines non conventionnelles) de réaliser une forme de «purification» du corps. Suer, c’est éliminer ce qui doit l’être. Une marque française d’eau minérale en a fait un slogan publicitaire en faisant l’économie de la sudation, comme on peut le voir sur ces images datant de 1986.

Il est vrai qu’une autre marque, concurrente, avait trouvé des arguments physiologiques (hépatiques et rénaux) pour inciter à consommer sans modération. On trouvera plus généralement ici un délicieux petit travail de «professionnels de la communication» en amont des processus de la sudation.
 
Y a-t-il un lien entre cette purification via le sudoripare et la symbolique de la classe ouvrière?
On songe ici à la force de travail musculaire et aux conséquences biologiques qui en découlent. L’ouvrier de la révolution industrielle se définissait alors par opposition aux intellectuels.
Aux premiers la sueur, aux seconds l’intellect et les mains blanches. Ajoutons que la même sueur est (symboliquement) revendiquée par le mouvement Punk-rock et ses dérivés, ainsi que dans la musique funk (puisque funky signifie qui sent la sueur en argot américain).
 
On peut aujourd’hui ajouter un nouveau chapitre. Il résulte des travaux menés par Markus Rantala, biologiste à l'université de Turku (Finlande), publiés dans PLoSOne, que les phéromones (ces étranges molécules omniprésentes, dit-on, dans le vivant) semblent jouer des rôles essentiels à la sexualité et à la préservation du soi. Soit à la grande histoire de la perpétuation de l’espèce via le plaisir.

Pour ce qui est de la femme et de l’homme, différentes approches tendent à montrer que les phéromones sont intimement liées aux cycles de l'humeur et de la reproduction. Faut-il voir un hasard dans le fait que les phéromones sont produites par des glandes spécialisées qui sont situées près des aisselles?
Et faudrait-il être troublé d’apprendre que ces mêmes phéromones se marient à la sueur?

Fragrances dominantes

Chez l’animal, les phéromones mâles permettent de fixer les rôles dominants-dominés. Dans l’espèce humaine, de premières approches psychométriques ont démontré l’existence d’associations entre l’attirance de certaines femmes pour certains hommes sur la base de fragrances associées à des hormones ou des phéromones. L’inverse n’est pas à exclure. Et l’usage intensif que nous faisons des parfums pourrait constituer un lien nous unissant à nos amies les bêtes, comme en témoignent les possibles liens entre le N°5 de Chanel et un parasite.
 
Dans le collimateur des biologistes et des éthologues: un cousin de la testostérone connu sous le nom d’androstadiénone qui est vingt fois plus présent dans les sueurs des hommes que dans celles des femmes.
A Turku, le biologiste Markus Rantala et son collègue Paavo Huoviala ont mené une expérience riche d’enseignements. Elle a été conduite sur un groupe de quarante hommes qui devaient participer à un jeu vidéo. Dans ce jeu, deux joueurs doivent se partager 10 euros. Un joueur propose un mode de partage, l'autre décide d'accepter ou non.

Générosités mâles

L’expérience consiste à faire inhaler aux participants soit la phéromone mâle, soit un placebo à l’odeur similaire. Les vingt hommes ayant inhalé la phéromone se révèlent aussitôt plus généreux: ils offrent, en moyenne, un demi-euro de plus que le groupe témoin et, mieux encore, acceptent des offres inférieures d’environ un demi-euro.
Les deux chercheurs expliquent avoir contrôlé les niveaux d'hormones chez les hommes tout au long de l'expérience. Et ils observent, à leur grande surprise, que les hommes dont les niveaux de testostérone sont naturellement les plus élevés sont aussi les plus généreux après avoir été exposés à la phéromone. Tout se passe comme si cette dernière entrait en interaction avec l’hormone mâle.
 
Cette découverte pourrait être utile lors de situations critiques, lorsque la coopération et l’altruisme entre les hommes sont des questions de survie. On peut aussi imaginer dès à présent d’autres applications.
 
Les exemples ne manquent pas où des pulvérisations d’androstadiénone pourraient rendre la vie en société nettement plus agréable. L’affaire est résumée et amplement commentée (en anglais) sur le site du magazine américain Science. Pour l’anthropologue Jan Havlíček (Charles University de Prague) il ne faut pas trop rêver, et rappeler que le pouvoir des phéromones dépend beaucoup du contexte.
Il serait ainsi selon lui intéressant de voir l’impact qu’auraient des pulvérisations d’androstadiénone lors des compétitions sportives. Serait-ce une forme d’antidopage?
Jean-Yves Nau
http://ahodha-sante.blogspot.com/2013/08/la-sueur-rend-lhomme-bon.html

RESTER ASSIS TUE

Être assis longtemps, c'est augmenter ses risques de mourir. Travailler et voyager debout sont des pistes à creuser.

  Sitting / Josh Semans via FlickrCC Licence by - Sitting / Josh Semans via FlickrCC Licence by -
Au travail ou à la maison, vous lisez probablement ces lignes assis. J'étais assis quand je les ai rédigées, après un entretien avec le docteur Idris Guessous… où nous étions assis. Mauvaise idée.
Une étude australienne publiée dans les Archives of Internal Medicine – et sans doute écrite depuis une chaise de bureau – montre en effet une corrélation entre mortalité et nombre d'heures passées en station assise. Vous avez bien lu, plus l'on est assis, plus l'on meurt.
Ce résultat est important car, si l'on connaît bien les bienfaits de l'exercice, les méfaits de la position assise n'avaient jusqu'à présent pas été démontrés, ou du moins pas à cet échelle. Cette recherche contribue donc à distinguer deux impératifs de santé publique jusqu'ici confondus: bouger plus et s'asseoir moins.

Accroissement non démenti

Pour parvenir à cette conviction, les chercheurs de Sydney et de Canberra ont croisé deux sources de données. D'une part, des questionnaires remplis par plus de deux cent mille participants (222.497) à l'étude 45 and up qui suit l'évolution de la santé d'Australiens âgés de plus de 45 ans. De l'autre, les décès enregistré par l'état-civil de Nouvelle-Galles du Sud (capitale, Sydney) où résident tous les participants à 45 and up.
La conclusion semble accablante (les auteurs restent néanmoins prudents): les personnes assises plus de onze heures par jour connaissent environ 40% de décès supplémentaires par rapport à celles qui sont assises moins de quatre heures. Le questionnaire déterminait quatre groupes: assis de 0 à 4 heures, de 4 à 8 heures, de 8 à 11 heures et plus de 11 heures par jour. A chaque groupe, le risque relatif de décès s’accroîtrait.
Plus même, selon les auteurs, ce rapport ne «varie pas significativement» en fonction du genre, de l'âge, de l'activité physique, de l'indice de masse corporelle (IMC ou BMI, un rapport entre taille et poids au carré) et de la présence d'une maladie cardiovasculaire ou de diabète.

Une mesure perfectible

Mais peut-on vraiment passer plus de onze heures par jour assis? Oui, confirme le docteur Idris Guessous, responsable de l'unité d'Epidémiologie populationnelle aux Hôpitaux universitaires de Genève. Un travail de bureau de huit heures, une heure passée à déjeuner assis, deux heures de télévision ou de lecture et on y arrive. Sans même compter le temps passé assis dans les transports. Et de rappeler avec un clin d'œil les humains du futur du film d'animation Wall-E, obèses, circulant dans de larges fauteuils et ayant oublié jusqu'à la possibilité de se mouvoir par soi-même.
Plus sérieusement, le médecin épidémiologue souligne que la force de l'étude australienne vient de son nombre très important de participants et du fait que leurs décès sont confirmés par l'état civil. Le point faible de cette recherche, par contre, est manifestement la mesure utilisée. En effet, le fait que l'on est assis ou non y est rapporté par la personne elle-même sans autre contrôle et, de plus, les catégories sont très larges, ce qui ne permet pas de savoir par exemple s’il y a une différence en termes de santé entre être assis deux heures et l'être cinq heures.
Demeure cependant un mystère: pourquoi la position assise a-t-elle ces effets néfastes? Les scientifiques cherchent à l'élucider, «ce sont en tous cas des mécanismes distincts de ceux, protecteurs, de l'activité physique», détaille le Dr Guessous. Tout juste l'éditorial qui accompagne la publication hasarde-t-il qu'être assis «pourrait être néfaste du fait de l'absence prolongée de contraction des muscles dans les membres inférieurs.»

Prouver l’inverse

Mais que faire si l'on ne peut plus s'asseoir? Des initiatives venues du Nord permettent de travailler debout. Il existe ainsi des bureaux que l'on peut utiliser dans deux positions: basse en étant assis, surélevé en se tenant debout. Ou encore des petites tablettes dans un bureau paysagé où passer un moment devant un document.
«On peut aussi imaginer des initiatives au niveau populationnel, imagine le docteur Guessous. Les municipalités pourraient par exemple décider d'ôter les sièges des transports publics et de les réserver aux personnes qui n'ont pas d'autre choix que d'être assis.» Les encouragements à marcher et faire du vélo pour se déplacer vont évidemment dans le même sens.
Enfin, les résultats australiens sont importants mais «pas encore assez solide pour tout changer». Ils doivent être confirmés et «il faut faire des études montrant qu'à l'inverse, vous allez diminuer la mortalité en favorisant la position debout». On peut cependant légitimement se demander si aux quatre recommandations de l'OMS concernant l'activité physique (cf. ci-dessous), il ne faudrait pas rajouter une cinquième: «Les adultes âgés de 45 ans et plus devraient s'asseoir au maximum six heures par jour.»
Benoît Perrier

Les recommandations de l’OMS

  1. Les adultes âgés de 18 à 64 ans devraient pratiquer au moins, au cours de la semaine, 150 minutes d’activité d’endurance d’intensité modérée ou au moins 75 minutes d’activité d’endurance d’intensité soutenue, ou une combinaison équivalente d’activité d’intensité modérée et soutenue.
  2. L’activité d’endurance devrait être pratiquée par périodes d’au moins 10 minutes.
  3. Pour pouvoir en retirer des bénéfices supplémentaires sur le plan de la santé, les adultes devraient augmenter la durée de leur activité d’endurance d’intensité modérée de façon à atteindre 300 minutes par semaine ou pratiquer 150 minutes par semaine d’activité d’endurance d’intensité soutenue, ou une combinaison équivalente d’activité d’intensité modérée et soutenue.
  4. Des exercices de renforcement musculaire faisant intervenir les principaux groupes musculaires devraient être pratiqués au moins deux jours par semaine

RESTER ASSIS AUGMENTE LE RISQUE DE MOURIR TÔT

On le sait, rester assis toute la journée est mauvais pour la santé. Une nouvelle étude australienne en rajoute une couche en expliquant que plus une personne s’assoit plus elle a de chances de mourir tôt. Publiée dans les Archives of Internal Medecine, cette étude a comparé plus de 200.000 Australiens de 45 ans et plus, selon le nombre de fois où ils ont rapporté s’être assis.

Une approche directe dont le but était de vérifier le lien entre le temps où l’on est assis et la probabilité de mourir dans les trois ans ainsi que d’établir au bout de combien de temps une assise prolongée est dangereuse:
Des canapés multicolores, â–“â–’â–‘ TORLEY â–‘â–’â–“ via Flickr CC License by«Les personnes assises plus de 11 heures par jour ont 40% de risque en plus de mourir dans les trois ans que celles qui se sont assises moins de quatre heures par jour. Ceci après avoir ajusté les résultats selon l’âge, le poids, l’activité physique et leur santé de manière générale.»
Cela explique sans doute pourquoi de plus en plus de salariés aux Etats-Unis demandent à travailler debout. Les résultats de cette nouvelle étude sont sans appel: «malade ou en bonne santé, actif ou inactif, plus les personnes sont assises plus elles ont de risque de mourir dans les trois ans.» Même si l’activité physique réduit ce risque elle ne permet pas de le prévenir totalement.
«Ceux qui passent au moins quatre heures devant un écran, tous les jours, ont 48% de risque en plus de mourir que ceux qui n’y passe que deux heures. De plus les participants qui ont passé plus de quatre heures devant leur télévision augmentent leur risque de 125% d’avoir un problème cardiovasculaire comme une maladie cardiaque, une attaque cardiaque ou une attaque.»
Ces résultats sont si alarmants que certains suggèrent même que les médecins prescrivent à leurs patients de moins s’asseoir. Sachant que lors de son temps libre un adulte passe 90% de son temps assis, il lui reste une marge importante pour s'améliorer.

RESTER ASSIS TOUTE LA JOURNEE EST ENCORE PIRE QUE CE QUE VOUSN PENSEZ

Des athlètes s'entraînent pour un marathon à Bombay en 2004, REUTERS/Arko Datta

Oui, faire de l'exercice, c'est bon pour nous. Les preuves et les études scientifiques pullulent qui montrent les bienfaits d'une activité physique régulière sur notre corps, notre mental et sur notre capacité à mieux résister au vieillissement et aux maladies. Les autorités médicales recommandent d'avoir au moins 30 minutes d'activité physique modérée par jour comme la marche.
L'exercice physique régulier permet d'améliorer le fonctionnement du système cardiovasculaire, de réduire la pression sanguine et de diminuer dans le sang les niveaux de cholesterol et autres triglycérides. L'exercice abaisse également les risques de diabète et de certains cancers et enfin il permet, dans une certaine mesure, de mieux contrôler son poids.
Tout cela est aujourd'hui une évidence. Mais ce que les chercheurs commencent à soupçonner est que les trente minutes ne sont sans doute pas suffisantes pour contre les effets négatifs de la station assise tout au long de la journée qui est celle du mode de vie de bon nombre d'urbains scotchés devant leurs écrans d'ordinateurs.
 
L'épidémiologiste Steven Blair, professeur de santé publique à l'Université de Caroline du sud , a passé 40 ans à étudier les liens entre exercice physique et santé. Il explique sur le site de la radio publique américaine NPR: «disons que vous marchez 30 minutes cinq jours par semaine et disons que vous dormez huit heures par nuit. Et bien cela laisse 15,5 heures par jour. C'est bien plus de position assise que de mouvement pour la plupart d'entre nous
 
Steven Blair a mené recemment une étude sur le risque pour les hommes adultes de mourir d'une maladie cardiaque. Il a établi un lien entre le risque cardiaque et le temps que passaient ces hommes assis, à leurs bureaux, dans leurs voitures, devant leurs écrans de télévison. «Ceux qui sont assis le plus longtemps ont plus de risques de mourir», résume brutalement le scientifique.
 
Plus précisément, les hommes qui ont plus de 23 heures par semaine d'activité sédentaire ont 64% plus de risques de mourir d'une maladie cardiqaue que ceux qui ont moins de 11 heures d'activité sédentaire par semaine.
«Si vous êtes assis, vos muscles ne se contractent pas, à l'exception peut-être de ceux qui servent à taper sur un clavier. Mais les gros muscles, ceux de vos jambes et de votre dos, ne font pas grand chose. Et comme les gros muscles sont quasiment au repos, le métabolisme ralentit», souligne Steven Blair.
Cela a pour conséquence d'augmenter les niveaux de cholestérol, de sucre et de truglycérides dans le sang et de tour de taille et donc les risques de maladies cardiovasculaires et de diabète.
 
Le docteur Toni Yancey, professeur du Kaiser Permanente Center for Health Equity de l'Université de Californie, recommande de casser les longues périodes de station assise dans la journée. «Nous ne sommes pas fait structurellement pour rester assis en permanence pendant de longues périodes», explique Toni Yancey dans un article du New York Times.
 
Une étude australienne montre que ces mini-breaks dans la station assise, même de seulement une minute de temps à autre, peuvent faire une grande différence. Il suffit simplement de se lever, de marcher un peu, de se secouer.
«S'il existe une fontaine de jouvence, c'est  l'activité physique», affirme Toni Yancey. «Le problème n'est pas de savoir si c'est une bonne idée, mais comment convaincre les gens d'en faire plus.»
Photo: Des athlètes s'entraînent pour un marathon à Bombay en 2004, REUTERS/Arko Datta

RESTER ASSIS TUE... MÊME CEUX QUI FONT DE L'EXERCICE

Marisol Touraine, qui évoque ce week-end dans le JDD la possibilité d'interdire de fumer dans les parcs et sur les plages va-t-elle également militer pour enlever les bancs des parcs et interdire de rester assis sur la plage?

Sit you down and think / zeitfaenger via FlickrCC License by
OUTILS
           
A la fin de cet article, vous vous lèverez. A coup sûr. En juillet 2012, nous vous avions parlé d’une étude australienne qui montrait que rester assis tue. Les conclusions étaient sans appel: les personnes assises plus de onze heures par jour connaissent environ 40% de décès supplémentaires par rapport à celles qui sont assises moins de quatre heures.
Oui, mais bon, si je fais de l’exercice régulièrement, tout va bien, êtes-vous en train de vous dire. Mauvaise nouvelle.
Le site Runner’s World, spécialisé dans la course, donc, fait le point sur les études qui tournent depuis déjà quelques temps sur les dangers de la sédentarité. Intitulé «S’asseoir est le nouveau fumer, même pour les coureurs», il rappelle à ses lecteurs les dangers de la position assise. Oui, même pour eux qui font de l’exercice et donc ne se sentent pas concernés par les articles mettant en garde les inactifs.
«Un nombre croissant de recherches montrent que les personnes qui passent de nombreuses heures collées à leur siège meurent plus tôt que ceux qui s’assoient moins –même ceux qui font de l’exercice.»
Runner’s World cite un doctorant, Travis Saunders, spécialisé dans l’exercice physique:
«Jusqu’à très récemment, si vous faisiez de l’exercice pendant 60 minutes ou plus par jour, vous étiez considéré comme physiquement actif, affaire classée. Maintenant, un ensemble cohérent de recherches suggèrent qu’il est tout à fait possible de répondre aux directives actuelles concernant l’exercice physique tout en étant terriblement sédentaire, et que la position assise augmente le risque de décès et de maladie, même si vous faites beaucoup d’exercice. C’est un peu comme fumer. Fumer est mauvais pour votre santé, même si vous faites beaucoup d’exercice. Etre trop assis, c’est pareil.»
Le problème, c’est que notre corps est fait pour bouger, pas pour rester assis. C’est ce qu’explique le professeur Marc Hamilton, directeur du département Inactivité physique au Pennington Biomedical Research Center. Lorsque nos muscles, en particulier certains muscles des jambes, sont immobiles, la circulation ralentit. Donc, on utilise moins de sucre de notre sang et on brûle moins de graisses, ce qui augmente notre risque de maladie cardiaque et de diabète.
Autre mauvaise nouvelle: l’institut de recherche américain sur le cancer établit maintenant un lien entre position assise prolongée et cancer du sein et du côlon. Selon le Alberta Health Services-Cancer Care, au Canada, l’inactivité est liée à 49.000 cas de cancer du sein, 43 .000 cas de cancer du côlon, 37.200 cas de cancers du poumon et 36.000 cas de cancers de la prostate par an.
Maintenant que tout le monde est bien inquiet, voilà quelques conseils donnés par le site Walking About pour arrêter de rester assis:
  • 1. Portez un podomètre: voir le nombre de pas que vous faites par jour va vous motiver à en faire plus.
  • 2. Faites une pause debout toutes les trente minutes.
  • 3. Passez vos coups de fil debout et en marchant
  • 4. Levez-vous pour parler à vos collègues, au lieu de leur téléphoner ou leur envoyer des mails...
Marisol Touraine, qui évoque ce week-end dans le JDD la possibilté d'interdire de fumer dans les parcs et sur les plages va-t-elle également militer pour enlever les bancs des parcs et interdire de rester assis sur la plage?

LE CAFE EST-IL BON POUR LA SANTE ?

Certaines études estiment que le café est bon pour la santé; d'autres, qu'il lui est néfaste. Les chercheurs y perdent leur latin –et nous aussi.

café OliBacvia Flickr CC License by
- café OliBacvia Flickr CC License by -
Lorsqu'il s'agit du café et de la santé, les vieux grincheux ne peuvent s'empêcher de crier au scandale; le chroniqueur Andy Rooney est de ceux-là. Les scientifiques nous disaient que le café était néfaste, bougonne-t-il; et aujourd'hui, ils prétendent qu'il est bon pour notre corps. Mais pourquoi leur faire confiance?
Rooney se plaint, mais il n'exagère pas lorsqu'il affirme que les études consacrées au café ne cessent de se contredire. Selon une analyse datant de 2010, le café pourrait augmenter les risques de cancer du poumon. Mais une étude publiée en juin dernier estime que la consommation du breuvage serait associée à une diminution de 60% du risque de cancer avancé de la prostate –et une autre, plus récente encore, montre que la consommation de café réduirait le portage nasal de bactéries résistantes aux antibiotiques.
 
Ces dix dernières années ont vu la publication de centaines de travaux de recherche traitant des effets positifs et négatifs du café sur notre santé. Qu'en est-il véritablement?

 Le café: ange ou démon?

La génération Starbucks n'est pas la première à être bombardée d'études contradictoires sur les bienfaits du célèbre breuvage. Les études épidémiologiques sont certes une invention moderne, mais les points de vue opposés sur le café –ange ou démon- sont aussi anciens que le café lui-même. Avec sa couleur noire, ses saveurs corsées et ses propriétés psycho-actives, le café s'est toujours attiré la fascination et la méfiance des civilisations qui ont croisé sa route; c'est ce que raconte Mark Pendergrast dans son ouvrage Uncommon Grounds: The History of Coffee and How it Changed the World.
Pendergrast nous y enseigne que le café a inspiré diverses activités intellectuelles -et souvent irrévérencieuses– à ses amateurs au fil des siècles; et ce au prix de nombreux scandales. Un gouverneur de la Mecque fit ainsi interdire le breuvage après avoir entendu les clients d'un café se moquer de lui dans son dos.
En 1674, des femmes londoniennes ont estimé que leurs maris passaient trop de temps dans les cafés (qu'ils fréquentaient souvent pour dessaouler après une soirée au pub); agacées, elles firent imprimer des tracts expliquant que le breuvage rendait impuissant. Les hommes contre-attaquèrent avec un tract de leur cru, affirmant que le café dotait le «sperme d'une certaine spiritualessence». En 1679, des médecins français s'en sont violemment pris au breuvage, l'accusant de «priver peu à peu les gens des plaisirs du vin».
Pendergrast attribue l'inquiétude moderne quant aux effets du breuvage à C. W. Post, inventeur du XIXe siècle et créateur du Postum (un succédané de café à base de céréales). Les affiches publicitaires du  Postum mettaient les consommateurs en garde contre les dangers du café; on apprenait ainsi que le breuvage provoquait des «problèmes cardiaques», des «névralgies» et des «épuisements du cerveau».
Les avertissements de Post n'étaient appuyés par aucun fait scientifique –mais dans les années 1960 et 1970, des études épidémiologiques établirent un lien entre la consommation de café et l'apparition de grosseurs aux seins, de troubles cardiaques et de cancers de la vessie. Ces premières études faisaient elles aussi fausse route, mais la drogue matinale favorite des Américains s'est à nouveau retrouvée au centre de toutes les inquiétudes – et ces inquiétudes étaient cette fois formulées dans le langage de la santé publique moderne.

Des résultats contradictoires

Quelques recherches actuelles laissent toutefois à nouveau entendre que le café est mauvais pour la santé. L’analyse d’une vingtaine d’études révèle ainsi que les amateurs sont plus susceptibles de développer un cancer des voies urinaires (20% de risques en plus). Selon une méta-analyse datant de 2010, les grands consommateurs de café s’exposent à un risque accru de cancer du poumon. Chez les femmes, le café peut affaiblir la densité osseuse et augmenter les risques de fractures –de nombreuses études montrent par ailleurs qu'il peut entraîner une hausse des chiffres de la tension artérielle.
D’autres études vantent au contraire les bienfaits du café: les buveurs auraient ainsi moins de risque de développer un cancer du foie, de l’endomètre et de la prostate, ou de contracter les maladies d’Alzheimer et de Parkinson.
Il est donc particulièrement frustrant d’essayer d’évaluer les effets du café en se basant sur ces travaux. Une plus grande résistance face à la maladie d’Alzheimer mérite-t-elle de s'exposer à un risque accru de cancer des voies urinaires? Lorsqu’on formule la question de cette manière, on est vite tenté de piquer une crise de nerfs façon Andy Rooney : le café est-il bon ou mauvais pour notre santé? Qui peut nous le dire?

 Une drogue?

Peut-être l’ambivalence des scientifiques reflète-t-elle nos sentiments contradictoires à l’égard du fameux breuvage. Le café est un produit agréable aux effets psychotropes (et c’est à ce statut de drogue – aux effets pour le moins puissants – qu’il doit sa popularité). Une substance susceptible de nous donner un coup de fouet ne peut être tout à fait respectable. Les amateurs sont incapables de fonctionner sans leur dose quotidienne – mais cette dépendance inavouable ne fait qu’ajouter du charme au breuvage.
Est-ce à dire que les travaux de recherche les plus sérieux, examinés par des pairs, pourraient être influencés par nos états d’âme? Cette théorie peut paraître étrange –mais l’avalanche de données faisant état des bienfaits et des dangers du vin, du chocolat (et même de la marijuana) tend à prouver le contraire. Les scientifiques nous disent ce que nous voulons entendre: dans la vie, le plaisir et la souffrance vont souvent de pair. 
Nous avons d'ailleurs toutes les raisons d'être sceptiques. Selon Melissa Wellons, médecin-chercheur de l'université de d'Alabama (et auteure d'un article sur les bienfaits et les risques des boissons caféinées), la quasi-totalité des études consacrées aux effets du café sur la santé humaine ont un problème en commun: elles sont «observationnelles». Les chercheurs comparent un groupe de personnes partageant une particularité donnée à d'autres sujets ne la partageant pas. La méthode permet de découvrir certaines corrélations, mais elle ne permet pas de d'isoler des mécanismes ou d'établir des liens de causalité.
Prenons l'exemple de l'étude traitant du cancer de la prostate, qui a fait les gros titres en mai dernier. Les chercheurs ont sollicité 47.911 sujets masculins; vingt années durant, ces derniers ont répondu à des questions portant sur leur style de vie et sur leurs habitudes alimentaires. Au cours de cette période, 642 d'entre eux ont développé un cancer avancé de la prostate.
 
Lorsque les chercheurs ont étudié les questionnaires, ils ont remarqué que le groupe des hommes atteints de cancer comptait moins de grands buveurs de café que le groupe des sujets sains. Chez les hommes qui consommaient au moins six tasses par jour, le risque d'appartenir au groupe des sujets atteints était réduit de 60%. Ce qui pourrait signifier qu'une grande consommation de café réduit les risques de développer un cancer avancé de la prostate de 60%... ou que le cancer avancé de la prostate vous rend moins susceptible d'être un grand buveur de café. A priori, il est bien difficile de savoir quelle explication est la bonne.

 Le café: effrayant et merveilleux à la fois

Si l'on sépare les études observationnelles en deux catégories («le café est bon la santé» et «le café est mauvais pour la santé»), la majeure partie des conclusions – peu convaincantes– penchent en faveur du breuvage. Plus concrètement, selon Wellons, aucune étude n'apporte de preuves concluantes des effets néfastes du café –et pourtant, voilà plusieurs siècles que nous en consommons.
 
Ce qui ne veut pas dire que le café est exempt de toute nuisance. Une dose de caféine supérieure à 65 mg peut soulager les maux de crâne, mais une consommation régulière peut provoquer des céphalées chroniques. Le café nous rend plus alertes, mais il peut également être à l'origine d'insomnies, générer de l'anxiété – et peut même, à forte dose, provoquer des tremblements.
 
Les consommateurs réguliers sont moins susceptibles de développer un diabète, mais une tasse de café corsé peut aggraver la condition d'une personne souffrant de cette maladie. La consommation d'une à trois tasses de café par jour peut réduire les risques d'infarctus, mais les fortes doses peuvent également en provoquer si vous êtes atteint de troubles cardiaques.
 
Cela va sans dire: les années qui viennent verront la publication d'autres études contradictoires. Le café n'est pas un sujet d'étude particulièrement complexe. Les chercheurs pourraient aboutir à des conclusions plus convaincantes s'ils menaient des études «interventionnelles»: il suffirait de demander à plusieurs groupes de personnes volontaires de boire du café ou de s'en abstenir, et ce durant plusieurs années (ou décennies).
 
Au terme de cette période, on vérifierait lequel des deux groupes a été le plus touché par le cancer (entre autre maux). Seuls problèmes: ces études sont à la fois longues et coûteuses; il y a donc peu de chances pour qu'elles soient réalisées. (Le secteur industriel concerné n'a pas vraiment intérêt à les financer, et le gouvernement américain semble avoir des priorités plus urgentes).
 
Il semble donc que nous soyons destinés à voir de nouvelles données observationnelles faire la une de nos journaux. Des données qui nous laissent entrevoir une vérité que nous pensons déjà connaître: le café est effrayant et merveilleux à la fois.
Christie Aschwanden

POUR EN FINIR AVEC LE "FINIS TON ASSIETTE"

Bay Leaf / avlxyz via Flickr CC License By
OUTILS
           
Une experte en nutrition familiale rappelle dans le New York Times que faire grandir ses enfants au son de «Finis ton assiette» (voire de «Finis ton assiette, y a des enfants qui meurent de faim dans le monde») est loin de leur être bénéfique.
Ces principes alimentaires parfois solidement ancrés dans les familles –ou chez les pions à la cantine – vont contre la santé des enfants, comme plusieurs études l'ont montré.
En 1987, une chercheuse de l'université de Penn State s'est aperçue que les enfants à qui l'on demandait de se concentrer sur les signaux externes du fait de manger (comme la nourriture présente sur leur assiette) mangeaient davantage de nourriture après un repas fort en calories que ceux concentrés sur des signaux internes (la sensation de faim par exemple). Dans une étude de 1999, les adultes obèses se souvenaient de davantage de règles liées à la nourriture que les non-obèses, avec comme règle la plus commune celle du «finis ton assiette».
 
A l'inverse, dans une étude de janvier 2013, des chercheuse de l'université du Minnesota ont trouvé que les jeunes adultes qui mangeaient en fonction de leur faim et de leur sensation de satiété avaient un indice de masse corporelle moins élevé que ceux qui ne le faisaient pas, et avaient également moins tendance à souffrir de désordres alimentaires. Les jeunes femmes qui écoutaient leurs corps pour se nourrir avaient moins tendance à faire des régimes et à manger de manière compulsive.
Ces études sont d'autant plus intéressantes qu'une autre, datant de 2006, a montré que les jeunes enfants avaient une capacité d'auto-régulation énergétique. Autrement dit, ils ont une capacité innée pour réguler leur consommation de nourriture. Les encouragements à trop manger –«finis ton assiette»– et ceux à trop se limiter ont des effets négatifs sur cette capacité innée.
 
MaryAnne Jacobson souligne dans le New York Times que «finis ton assiette» n'est pas le seul réflexe problématique: insister pour que les enfants mangent d'abord leurs fruits et/ou leurs légumes, ou les récompenser quand ils mangent sain (du type «si tu manges tes épinards t'auras du gateau») n'aide pas non plus.
«Cette stratégie fait que les enfants ont moins tendance à (intrinsèquement) préférer les aliments sains et rend les sucreries encore plus désirables.»
N'allez pas croire pour autant qu'elle encourage ainsi le gachis, une des raisons parfois avancées par les parents pour justifier le principe de finir son assiette. Elle explique dans les commentaires de son article encourager les parents à poser les plats de nourriture sur la table et à laisser tout le monde se servir ou décider de la quantité qui leur est servie (et réutiliser ensuite les restes).
Three cleaned plates / Ozmafan via Flickr CC License By
C.D.

POUR MOURIR PLUS VIEUX, NE RESTEZ PAS SEUL


Un secret pour vivre longtemps: avoir une vie sociale bien remplie. Une étude, menée par des chercheurs de l'Université de Brigham Young et de l'Université de Chicago et publiée dans la revue Plos Medecine, a constaté que les personnes avec de faibles liens sociaux avaient 50% plus de risques de mourir dans les 7 ans et demi suivant l'étude que ceux qui ont de forts liens sociaux.
Les chercheurs, rapporte Time.com, ont analysé les données de près de 148 rapports sur la santé et les relations sociales, étudiant au total 300.000 hommes et femmes.
Selon les scientifiques, cette différence de longévité est à peu près aussi grande que la différence de mortalité observée entre fumeurs et non-fumeurs. Elle est plus importantes que les différences de longévité observées chez les gens qui font du sport ou n'en font pas, et chez les gens qui sont obèses ou non.
 
Julianne Holt-Lundstad, auteure principale de l'étude, espère que l'importance de ces travaux sera reconnue par la communauté médicale et le grand public.
 
Les médecins ne conseillent pour l'instant pas à leurs patients de se faire des amis au même titre que d'arrêter de fumer parce que la science n'a pas encore été capable d'analyser en quoi, exactement, être entouré permet de vivre plus vieux, explique le Time.
 
De récents tests en laboratoires vont dans le même sens. Ils ont montré que, dans une situation stressante, la pression artérielle et le rythme cardiaque augmente moins lorsque les gens sont accompagnés par une personne qui leur est proche.
 
L'imagerie cérébrale montre également des différences neurologiques entre une personne qui est seule et une personne qui a l'appui d'un proche.
Dans l'une des expériences les plus célèbres sur la santé et la vie sociale, Sheldon Cohen de l'Université de Carnegie Mellon a exposé des centaines de volontaires sains au virus du rhume, puis les a mis en quarantaine pendant plusieurs jours.
 
Cohen a montré que les participants à l'étude avec de forts liens sociaux étaient moins susceptibles de développer un rhume que les plus isolés.
Interrogée par The Times of India, Julianne Holt-Lundstad souligne que les données montrent simplement que les personnes ayant une plus grande longévité ont été intégrées dans un réseau social.
«Quand quelqu'un est connecté à un groupe et se sent responsable pour d'autres personnes, cela se traduit par ce sentiment des responsabilité et la volonté de mieux prendre soin de soi et d'éviter les risques».
 http://ahodha-sante.blogspot.com/2013/08/pour-mourir-plus-vieux-ne-restez-pas.html