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jeudi 5 septembre 2013

La circoncision est bien un moyen de prévention contre le virus du sida

Une étude réalisée en Afrique du Sud confirme l’efficacité de la circoncision pour réduire le risque d’être infecté.        
                 Une femme procède au dépistage du VIH, le 1er décembre 2010, pour le 22e journée mondiale du sida...                                    
Une femme procède au dépistage du VIH, le 1er décembre 2010, pour le 22e journée mondiale du sida...
PABALLO THEKISO / AFP
Une femme procède au dépistage du VIH, le 1er décembre 2010, pour le 22e journée mondiale du sida, en Afrique du Sud.
PABALLO THEKISO / AFP

Une femme procède au dépistage du VIH, le 1er décembre 2010, pour le 22e journée mondiale du sida, en Afrique du Sud.


Des chercheurs français ont montré qu’elle pouvait réduire de 57 à 61 % le taux de nouvelles infections.

Avec cet article

Que montrent les études ?

C’est en 2005 qu’a été publiée la première étude montrant, en Afrique du Sud, que la circoncision (ablation totale ou partielle du prépuce) pouvait avoir un intérêt pour limiter le risque d’infection par le VIH, le virus du sida. Ce travail avait été réalisé par des chercheurs français de l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS), dont les résultats ont ensuite été confirmés par deux autres essais américains, conduits en 2007 au Kenya et en Ouganda. Ces travaux avaient alors démontré que le risque d’être contaminé était réduit de 50 % à 60 % chez les hommes circoncis.
Il restait à démontrer l’intérêt de cette nouvelle approche de prévention « dans la vraie vie » et à une large échelle. C’est à cette mission que se sont attelés le professeur Bertran Auvert (hôpital Ambroise-Paré, Inserm) avec des collègues français, américains et sud-africains. Entre 2007 et 2011, ils ont mis en place, dans un bidonville d’Orange Farm en Afrique du Sud, un programme visant à proposer une circoncision gratuite et médicalisée à tous les hommes volontaires, âgés de 15 à 49 ans. Au total, plus de 20 000 circoncisions ont été réalisées.
Les chercheurs ont ensuite constitué un échantillon de 3 300 hommes qui ont fait l’objet d’un suivi étroit. Dans une étude, qui vient d’être publiée dans la revue Plos Medicine, le professeur Auvert met en évidence une réduction de 57 % à 61 % du taux de nouvelles infections chez les hommes circoncis par rapport à ceux qui ne le sont pas. « L’étude confirme aussi que cette circoncision est très bien acceptée par les hommes et leur entourage », souligne le professeur Jean-François Delfraissy, le directeur de l’ANRS.

Par quel mécanisme la circoncision est-elle protectrice ?

Le prépuce, cette surface de peau qui recouvre le gland, a une face interne très fine qui est une voie perméable au VIH. Le fait de l’enlever limite donc la possibilité pour le VIH de pénétrer dans l’organisme. « Après l’ablation du prépuce, il se produit aussi un épaississement du revêtement cutané qui va constituer une sorte de barrière mécanique contre le virus », souligne le professeur Delfraissy.
Selon lui, ces derniers résultats devraient conforter les autorités sanitaires mondiales (OMS, Onusida) qui, dès 2007, ont estimé que la circoncision adulte pouvait constituer une « stratégie de prévention additionnelle » dans les pays communautés fortement touchés par l’épidémie. Avec une réserve cependant : la circoncision ne protège pas à 100 % contre l’infection ; elle doit être promue, en complément d’autres méthodes de prévention, notamment la protection des rapports sexuels et la diminution du nombre de partenaires.
 
PIERRE BIENVAULT
http://ahodha-sante.blogspot.com/2013/09/la-circoncision-est-bien-un-moyen-de.html

mercredi 4 septembre 2013

COMBIEN DE TEMPS DURE UNE BONNE SIESTE ?

Combien de temps dure une bonne sieste ?

 
Mal vue dans nos sociétés modernes, la sieste a ses vertus. Selon le Wall Street Journal, elle pourrait même revenir en grâce au sein des entreprises.
© Thinkstock
Un cycle de sommeil dure entre 90 et 120 minutes. Même si effectuer un cycle de sommeil, soit le sommeil léger - sommeil profond – sommeil paradoxal (le stade des rêves), est bénéfique pour le stockage de la mémoire et la créativité, il n’est pas certain que votre employeur vous l’accorde au quotidien. Surtout que, bonne nouvelle, on ne doit pas nécessairement dormir autant pour profiter des vertus de la sieste. Une sieste de 10 à 20 minutes suffit à se requinquer efficacement. Si on ne souhaite pas se réveiller trop groggy, il est néanmoins conseillé de ne pas dépasser la demi-heure comme nous le montre le Wall Street Journal dans son infographie.
 
Pour éviter tout sommeil profond, veillez à dormir assis avec le torse légèrement incliné. Une sieste qui ne vous empêchera pas de dormir le soir devra s’effectuer entre 13h (soit après le repas) et 16h. Quant au lieu, il est important de trouver un lieu isolé et, si possible, sombre. Si vous travaillez dans un bureau personnel, fermez la porte et décrochez le téléphone.
 
Si vous travaillez sur un plateau, cherchez une salle de réunion ou un fauteuil qui ne soit pas dans le passage. Si rien de tout cela n’est possible, il vous reste votre voiture (si elle est correctement garée) ou encore les toilettes (si l’hygiène le permet).
 
Pour ceux qui craignent de ne pas se réveiller de leur micro-sieste, vous pouvez toujours vous inspirer de Dali qui s’endormait avec un clé en main. Lorsque celle-ci retombait sur le sol, le bruit mettait fin à la sieste. Pour ceux que ça laisse sceptiques, il reste le réveil du GSM.
ML

CINQ ASTUCES POUR NE PAS SE RENDORMIR APRES LA SONNERIE DU REVEIL

Chaque matin, le réveil sonne, vous l'éteignez ou vous activez la répétition de la sonnerie et vous vous rendormez... Pour finir par être en retard au bureau. Voici comment vous lever du premier coup.

Eloignez le réveil de votre lit

Si vous devez vous lever pour éteindre votre réveil, vous avez déjà fait un effort surhumain. Certes, il est toujours possible de se recoucher, mais ce serait vraiment du vice.

N'appuyez pas sur la touche de répétition de la sonnerie

Cette touche est votre pire ennemi. Le fait de vous rendormir par courtes sessions de cinq à dix minutes ne vous aidera pas à vous sentir moins fatigué, bien au contraire.

Prenez le temps de vous lever

Au lieu de relancer votre réveil, prenez le temps de vous éveiller. Ouvrez progressivement vos yeux, étirez-vous, prenez quelques minutes pour émerger de votre sommeil et après ce petit rituel, levez-vous tranquillement.

Multipliez les réveils

Prenez cinq ou six réveils et programmez-les pour sonner à une minute d'intervalle. Choisissez des sonneries bien horripilantes et laissez agir. Vous préférerez vous lever que de devoir repousser toutes les sonneries.

Commencez votre journée par quelque chose d'agréable

Le fait de sortir de votre lit à la première sonnerie du réveil doit être récompensé. Et comme personne ne va venir vous donner de l'argent pour cet acte, à vous de vous en charger. Un bon bain, un petit déjeuner gourmand, une séance de sport, une émission télé... Commencez votre journée par une activité qui vous donne une bonne raison de vous lever.

Par Nicolas Alamone

LA SOLITUDE TUE PLUS QUE L'OBESITE

La solitude ne serait pas seulement pénible, elle est aussi mortelle. Tellement toxique, qu’elle tuerait deux fois plus que l’obésité.
La solitude représenterait un risque sanitaire majeur selon slate.fr. Selon des études sur les personnes âgées, et reprises par le site, ceux qui n’ont pas ou très peu d’interactions sociales ont deux fois plus de risque de mourir prématurément. Un taux presque comparable à celui des fumeurs et presque deux fois supérieur à celui de l’obésité.

Muriel Lefevre

L’expression seul à en crever n’est pas un mythe

La solitude, ou autrement dit l’isolement social, réduirait aussi les défenses immunitaires et augmenterait les inflammations. Qui a leur tour augmente les risques d’arthrite, maladies cardiaques et diabète. Si la solitude se prolonge, la personne seule peut aussi développer ce que les scientifiques appellent la "dérobade sociale". Ce qui consiste à ne plus chercher qu’à s’auto préserver en restant à la marge de la société, en perpétuelle méfiance envers les autres. Un cercle vicieux qui renforce la solitude et dont il est difficile de sortir.

Je me sens si seul
On peut être entouré de gens et pourtant se sentir seul. Ce qui importe en réalité, ce n’est pas la quantité des interactions sociales, mais la qualité de ces dernières. Or, à l’air des réseaux sociaux, la qualité a parfois tendance à se diluer dans la quantité. Pire, selon certaines études, facebook et autre viendraient au contraire nourrir un certain sentiment de solitude. À tel point que les gens ont même tendance à se sentir plus seuls qu’auparavant.
 
À titre d’exemple, aux États-Unis dans les années 80, ils n’étaient que 20% à déclarer se sentir seuls alors qu’aujourd’hui ils sont près de 40%. Une telle honnêteté est étrange quand on sait que la solitude est quelque chose de difficilement avouable socialement puisqu’associée à une notion de paria.
Malheureusement, rencontrer des gens reste une question d’alchimie. Aussi regrettable que cela puisse être pour la santé publique, les interactions sociales ne se prescrivent pas encore sur ordonnance.

lundi 2 septembre 2013

SOMMEIL : 3 PLANTES QUI AIDENT A DORMIR SANS SOMNIFERES

Les plantes aux vertus sédatives et relaxantes sont nombreuses et ont l'avantage de favoriser le sommeil sans problème d'accoutumance. On vous en a choisi trois, qui vous permettront de lutter contre l'insomnie en douceur.
Insomnie : le houblon aide à l'endormissement
Le houblon : au début des années 80, les scientifiques ont mis en évidence que plus on faisait sécher les feuilles de houblon, plus elles affichaient une forte concentration d'agents sédatifs ! D'où l'infusion de feuilles de houblon séchées, qui aide à l'endormissement.
La recette: versez 10 à 15 g de cônes séchés dans un litre d'eau bouillante et laissez infuser une dizaine de minutes. Buvez-en une tasse avant de vous coucher.
Insomnie : la valériane diminue l'agitation nerveuse
La valériane : non contente de faire baisser la tension artérielle et de ralentir le rythme cardiaque, la valériane diminue effectivement l'agitation nerveuse, l'anxiété et les troubles du sommeil qui en découlent. Une douzaine d'études cliniques ont montré qu'elle favorisait l'endormissement, la qualité du sommeil et qu'elle était même plus efficace que certains somnifères et calmants de synthèse. Son action semble renforcée lorsqu'elle est associée à la mélisse, à la passiflore ou au houblon.
La recette:
Versez 150 ml d'eau bouillante sur 1 cuillerée à café de racines de valériane, filtrez et buvez-en une tasse 30 minutes à une heure avant le coucher. Certaines spécialités pharmaceutiques proposent des sachets-dose prêts à emploi qui contiennent de la valériane.
Pour un bain-détente, faites bouillir 100 g de racines séchées dans 2 litres d'eau, laisser infuser 10 minutes, filtrez et versez dans l'eau du bain.
 
Insomnie : la passiflore apporte un sommeil réparateur
La passiflore : les indiens d'Amérique l'utilisaient pour ses propriétés calmantes et sédatives. Pour les insomniaques, c'est un vrai bonheur car elle restaure un sommeil réparateur en supprimant la nervosité et les angoisses.
La recette:
Plongez une cuillère à café de fleurs de passiflore dans une tasse d'eau bouillante, laissez infuser trois minutes avant consommation. Si vous ruminez vos soucis la nuit, mélangez 1 cuillerée à café de tilleul, autant de valériane et autant de passiflore. Laissez infuser cinq minutes dans 40 cl d'eau frémissante. A boire à partir de 17 heures.

Même si ces plantes sont sans danger, n'hésitez-pas à demander conseil à votre pharmacien car il peut y avoir des contre-indications avec des traitements au long cours que vous suivez.

LES INSOMNIAQUES AURAIENT UN CERVEAU MOINS PERFORMANT QUE LES AUTRES

Les mauvais dormeurs qui luttent pour trouver le sommeil la nuit pâtissent de ces insomnies le jour avec des problèmes de mémoire et un manque de réactivité.
On sait que le manque de sommeil joue défavorablement sur notre humeur et nos performances. Des chercheurs de l’université de Californie à San Diego aux Etats-Unis viennent de démontrer que les personnes qui peinent à fermer l’œil de la nuit mémorisent moins bien les choses que les autres. Dans la revue Sleep, ils expliquent avoir comparé à l’aide de l’imagerie à résonance magnétique (IRM) le fonctionnement cérébral de 25 personnes souffrant d’insomnie à celui de 25 bons dormeurs.
Les IRM ont été réalisées pendant que les participants passaient des tests de mémoire. "Nous avons découvert que les insomniaques n’activent pas correctement les régions cérébrales essentielles à la réalisation de taches de mémorisation. Et ils ne débranchent pas les régions cérébrales non nécessaires à ces taches", résume le professeur Sean Drummond, un des co-auteurs de l’étude, cité par la BBC.
En d’autres termes, chez les personnes en manque de sommeil, le fonctionnement du cerveau n’est pas optimisé comme il devrait l’être. "Cette donnée nous aide à comprendre que les insomniaques n’ont pas seulement des difficultés à dormir, mais leur cerveau ne fonctionne pas efficacement la journée".

Les chercheurs s’interrogent encore sur la cause exacte du phénomène : est-ce l’insomnie qui entraîne ce dérèglement cérébral ou bien le dysfonctionnement cérébral qui est à l’origine de cette insomnie ? De prochaines études pourront peut-être apporter un début de réponse.
En France, une personne sur trois déclare souffrir d’un trouble du sommeil. 15 % disent rencontrer des problèmes d’insomnie.
Le travail est cité comme la cause numéro un du manque de sommeil, selon une étude de l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) en 2008.

ARRET DU TABC : ON SAIT MAINTENANT POURQUOI ON GROSSI

arrêter de fumer
Ce ne sont pas seulement les grignotages censés remplacer la cigarette qui nous font grossir quand on arrête de fumer. C’est aussi; et surtout, la faute à notre flore intestinale.
 
Dans les mois qui suivent l’arrêt du tabac, les ex-fumeurs prennent en moyenne entre 4 et 5 kilos. Une prise de poids que chacun met sur le compte des petits grignotages de la journée, censés compenser le manque de nicotine. Mais voilà qu’une équipe de chercheurs suisses vient de trouver la véritable raison de cette prise de poids. Ce ne sont pas les fraises Tagada ni les Pépito qui vous font grossir mais tout simplement la modification de la composition de votre flore intestinale.
Le contenu de notre intestin captive bien des chercheurs ! Il y a quelques jours, deux études de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) nous apprenaient qu’avoir une flore intestinale pauvre en bactéries avait des conséquences sur le développement de l’obésité et de certaines maladies liées au surpoids.
Cette fois, on apprend que le fait d’arrêter de fumer modifie la composition de notre flore intestinale et que la disparition de certaines bactéries présentes dans les matières fécales, nous fait grossir.
Arrêt du tabac : 2 kilos en plus même sans grignoter

Pour le Pr Gerhard Rogler, de l’Hôpital universitaire de Zurich, auteur de cette nouvelle étude financée par le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS), ces résultats sur l'homme viennent tout simplement confirmer les conclusions d'une précédente recherche menée sur des souris. Cette fois, une vingtaine de personnes, non-fumeurs, fumeurs et récents ex-fumeurs, ont remplacé les rongeurs.
Pour l’expérience, tous ont accepté de ne rien modifier à leur régime alimentaire et de ne pas céder à d’éventuelles envies de sucré : pourtant,  les personnes qui avaient arrêté de fumer ont pris 2,2 kg au cours des neuf semaines de l’expérience, même sans avoir modifié leurs habitudes alimentaires. En étudiant les bactéries présentes dans les matières fécales de ces « cobayes », les chercheurs ont également constaté que la diversité de la flore intestinale des ex-fumeurs était largement amoindrie.
 
Ce n'est donc pas un apport calorique supérieur, mais la modification de la composition de la flore intestinale qui expliquerait les kilos supplémentaires après l'arrêt de la cigarette.